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Quel souci La Boétie

Mardi 21 mai 2013 2 21 /05 /Mai /2013 07:00

2013_Livres-5482.JPGJ'en ai déjà parlé de nombreuses fois, je suis une fan absolue du papier, et donc par extension des livres. Peu de choses me procurent autant de plaisir que d'ouvrir un nouveau livre ou d’étrenner un nouveau cahier ; j'aime l'odeur du papier, le toucher des pages sous mes doigts. C'est pourquoi je n'ai jamais été tentée par les liseuses, et à part quelques blogs, je ne lis rien sur mon iPad, pas même les magazines (ce qui pourtant arrangerait bien mon PacsMan, ma propension à les garder et à les empiler étant notre principal point de discorde et donc le sujet de scènes de ménages relativement récurrentes...) Il se trouve cependant que pour des raisons pratiques, je viens de lire mon premier roman sur tablette.

 

En effet, je souhaitais parler du livre de Pascal Renaudineau « Paris Marseille mes amours » sur Montmartre-Addict (l'auteur étant montmartrois et une partie de l'action se situant dans le quartier), et je voulais donc absolument le lire avant (charte charte éditoriale oblige, comme chez Lulu, je ne parle que de ce que je connais, testé et approuvé). Le roman étant édité par une maison québécoise et malheureusement peu distribué en librairie, j'aurais pu le commander dans sa version papier sur Internet, mais c'était plus rapide de l'acheter dans sa version numérique, d’autant que j’avais un petit voyage en train à effectuer. Qui fut dit fut donc fait, j’ai chargé le livre via l’appli Kindle et hop, l’affaire était réglée.

 

Et bien vous savez quoi ? J'ai détesté cette expérience ! Pas le livre, entendons-nous bien (j'en parle d'ailleurs ici), mais le fait de lire sur un écran. Alors évidemment, c'est pratique parce que l'iPad prend beaucoup moins de place qu’un vrai livre, voire plusieurs (sauf lorsqu’il s’agit d’une édition de poche), mais ayant pour habitude depuis le collège de lire avec un crayon en main et d'annoter les pages, là je suis restée très frustrée. Il paraît cependant que sur les vraies liseuses, on peut surligner les phrases, mais avec l'iPad, impossible de prendre des notes ou de souligner quoi que ce soit, et ça m'a vraiment manqué.

 

J'ai également été très agacée de ne pas pouvoir compter au fur et à mesure le nombre de pages lues ou restant à lire. Oui bien sûr il y a un curseur, mais quand on a vraiment le livre en main, c'est plus simple. De plus, étant nulle en maths, voir qu'il me reste 85 % à lire m'oblige à faire un calcul savant pour savoir combien il me reste de pages en fonction du nombre total, autant dire mission impossible en ce qui me concerne ! C'est peut-être simplement psychologique, mais moi ça m'a dérangé.

 

Enfin, je trouve que lire sur un écran est fatiguant pour les yeux, même si on peut bien évidemment régler la luminosité. N’empêche que bonne chance pour lire en plein soleil (là en même temps vu le temps pourri de ces derniers mois, je n'ai pas vraiment été confrontée au problème je vous l’accorde), mais je m'imagine mal allongée sur la plage avec ma tablette, laissant des traces de crème solaire et des grains de sable sur l'écran... Voilà, autant je me sers énormément de mon iPad, autant définitivement je n'ai pris aucun plaisir à l’utiliser pour la lecture. Je crois que ça me fait le même effet que d'écouter de la musique en MP3, si je n'ai pas le CD sous la main, ça ne me plaît pas, et du coup j'en écoute beaucoup moins.

 

Et vous plutôt liseuse ou livre papier ?

 

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Par Lulu from Montmartre - Publié dans : Quel souci La Boétie
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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 07:00

la-verite-sur-l-affaire-harry-quebert_galleryphoto_portrait.jpgC’est exactement le genre de livre que j’aurais pu dévorer en moins de trois jours allongée sur un transat au bord de la mer... Mais je ne suis pas partie en vacances, à Montmartre il n’y a pas la mer, et la météo de ces dernières semaines ne m’a pas encore donné l’occasion de sortir ma chaise longue sur la terrasse... J’ai donc mis un peu plus de trois jours pour lire « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » de Joël Dicker, à raison de quelques chapitres tous les soirs avant de dormir, bien calée sous ma couette avec le livre sur les genoux, parce que 680 pages ça pèse, et dans le métro il faut oublier.

 

« La vérité sur l’affaire Harry Quebert », c’est LE livre dont tout le monde a parlé fin 2012, tellement bien d’ailleurs que même moi qui en général attend que les romans sortent en poche pour les lire (et pas que pour des raisons de budget vous l’aurez compris), j’ai cette fois succombé à la tentation. Il faut dire aussi que le Père Noël avait eu la très bonne idée de le déposer pour PacsMan au pied du sapin, je l’avais donc sous la main, et à force d’entendre plusieurs personnes me dire que « vraiment, c’était génial », je m’y suis collée, nullement contrainte ni forcée d’ailleurs.

 

Alors oui, c’est bien, c’est très bien même, mais peut-être pas de là à en faire autant d’éloges. Pour moi, c’est surtout un excellent polar, et comme je n’en lis quasiment jamais, c’était plutôt très agréable. Sans dévoiler quoi que ce soit (de toute façon, il y a des rebondissements quasiment jusqu’à la dernière page du bouquin), disons que c’est l’histoire d’un jeune romancier qui va chercher à tout prix à disculper son meilleur ami et mentor, écrivain lui aussi, accusé du meurtre d’une jeune fille quelques 40 ans auparavant. Pour ce qui est de savoir qui a réellement tué Nola Kellergan, autant dire que vous n’êtes pas au bout de vos surprises, et rien que pour ça, ça vaut vraiment le coup.

 

Il faut cependant savoir qu’il y a également un roman dans le roman, et qu’en parallèle de l’enquête menée pour retrouver le meurtrier, on vit également l’écriture d’un livre, celui que le jeune auteur décide d’écrire pour prouver l’innocence de son ami, le fameux Harry Quebert, d’où le titre, qui est également celui du livre qu’il écrit ; vous me suivez ? Bref, en plus d’être un vrai polar, « La vérité du l’affaire Harry Quebert » est également un roman initiatique sur la difficulté d’être écrivain.

 

Vu comme ça, ça peut paraître compliqué, mais sincèrement, c’est très bien fichu, et c’est un livre qui se lit facilement. Pour autant, j’ai parfois trouvé le tout un petit peu long, surtout au début. Mais surtout, alors que le Harry Quebert en question est censé avoir écrit un chef-d’œuvre, les extraits qui en sont donnés sont, à mon goût, pour le moins légers... J’avoue m’être fait la réflexion à plusieurs reprises, ce qui ne m’a pas empêché malgré tout d’apprécier l’ensemble. Inutile d’ailleurs de faire la fine bouche, car si le sommeil n’avait pas eu raison de moi, j’aurais avalé les 200 dernières pages d’une seule traite.

 

C’est en ça que je dirais de « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » qu’il s’agit avant tout d’un bon polar, mais peut-être pas d’un très grand roman au sens littéraire du terme. Malgré tout, ça reste agréable à lire, et suffisamment addictif pour que ça vaille le coup.

 

Si vous l'avez lu, vous me dites ce que vous en avez pensé ?

 

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Par Lulu from Montmartre - Publié dans : Quel souci La Boétie
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Mercredi 20 février 2013 3 20 /02 /Fév /2013 07:00

Invisible-Paul-Auster.jpgEn matière de littérature, je suis en général plus sensible au style d’un auteur qu’aux histoires qu’il raconte, comprendre j’ai moins de mal avec un style qui me plaît et une histoire que je trouve moyenne plutôt qu’avec une histoire géniale racontée dans un style que je n’aimerais pas. C’est pourquoi quand j’aime vraiment un auteur, en général je lis toute son œuvre. Parmi mes préférés, hormis Laurent Gaudé (dont j’ai déjà parlé ici et ici et dont j’ai vraiment lu tous les livres) figure Paul Auster. Je pense l’avoir découvert avec la « Trilogie new-yorkaise », mais je me souviens surtout avoir pris une grosse claque avec « Mr. Vertigo ». Et depuis « Le Livre des Illusions » paru en 2002, je les ai tous lu, sauf « Sunset Park », le dernier.

 

Cela faisait un moment qu’  « Invisible » trainait sur ma table de nuit, mais quand on lit du Paul Auster, il vaut mieux avoir la tête à ça, parce qu’avouons le, ce n’est pas toujours super simple, et on peut vite perdre le fil de l’intrigue. Une fois de plus, l’action a pour point de départ New-York, mais nous entraîne cette fois jusqu’à Paris, et se situe sur plusieurs décennies. En 1967, Adam Walker, étudiant à Columbia, fait la rencontre d’un professeur de lettres français qui, de mécène, se transformera en ennemi. A la suite d’un fait-divers tragique, le jeune homme se lancera dans une quête éperdue de justice, bouleversant ainsi le brillant avenir auquel il était promis.

 

Comme pour chacun de ses livres, Paul Auster a réussi à m’embarquer, mais cette fois, je ne suis pas retombée sur mes pieds ; je crois tout simplement ne pas avoir compris où il voulait vraiment en venir. Si dans certains de ses romans, l’histoire pouvait parfois paraître confuse, ici, bien qu’il s’agisse d’un récit à plusieurs voix, tout est plutôt simple et factuel, mais finalement peut-être trop. Evidemment, c’est toujours aussi bien écrit, c’est toujours aussi intriguant, mais je suis complètement restée sur ma faim. En refermant le livre, la première chose qui me soit venue à l’esprit est : so what ? (je précise cependant que j’adorerais lire Paul Auster en anglais mais que mon niveau d’anglais ne me le permet malheureusement pas !)

 

Petite déception donc pour ce cru Paul Auster 2010, ce qui ne m’empêchera pas de lire « Sunset Park » dès que l’occasion se présentera.

 

Par Lulu from Montmartre - Publié dans : Quel souci La Boétie
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Mardi 8 janvier 2013 2 08 /01 /Jan /2013 11:34

confident.jpgContrairement à d'autres blogueuses, je n'ai pas fait le bilan de mes lectures 2012, sachant que de toute façon, je sais déjà que je n'ai pas assez lu à mon goût... Mais on ne peut pas tout faire ! Par contre, j'ai bien fini l'année avec un roman dont je n'avais jamais entendu parler, sur lequel je suis tombée par hasard, et que j'ai littéralement dévoré : "Le confident" d'Hélène Grémillon.

 

L'héroïne est éditrice, elle vient de perdre sa mère, et parmi les lettres de condoléances, elle reçoit jour après jour un courrier non signé racontant une histoire d'amours impossibles sur fond de seconde guerre mondiale. Croyant d'abord à une erreur de destinataire, puis à un auteur en quête d'éditeur, Camille va finalement comprendre qu'elle est intimement liée au secret que contient cette correspondance. Ce roman à plusieurs voix alterne entre le récit de la narratrice et le contenu des lettres, pour finir par une dernière version de l'histoire révélée par l'un des protagonistes. Le lecteur est donc sans arrêt confronté au point de vue psychologique de l'héroïne, à ses doutes et à ses interrogations. Tout comme elle, qui attend chaque jour de recevoir une nouvelle lettre pour connaître la suite de l'histoire, on est forcément impatient de savoir où tout cela va mener...

 

Alors c'est bien simple, c'est exactement le genre de roman qu'il est impossible de lâcher une fois la lecture entamée, à tel point qu'il y a des soirs où je me suis empêchée d'ouvrir le bouquin, sachant qu'il y aurait de fortes chances pour que je ne puisse m'arrêter avant la fin. Tout m'a plu, de l'histoire en elle-même à la construction de l'intrigue, sans parler du style de l'auteur qui m'a particulièrement touché : "Nous avions tous les deux atteints l'âge du corps, elle de l'arborer, moi d'en rêver"; "L'amour est un principe mystérieux, le désamour plus encore, on arrive à savoir pourquoi on aime, jamais vraiment pourquoi on n'aime plus".

 

C'est un roman à tiroirs, qui se lit comme une intrigue policière, mais qui parle surtout d'amour. C'est déroutant et passionnant, et après avoir fini le livre, je suis retournée lire les premières pages qui, quand on connait la fin de l'histoire, prennent une toute autre dimension, un peu comme quand j'avais vu "6eme sens" la première fois (mais la comparaison s'arrête là, l'histoire n'a rien a voir je vous le dis tout de suite).

 

Comme à chaque fois que je découvre un nouvel auteur et que je l'apprécie, j'ai voulu en savoir plus sur Hélène Grémillon et si elle avait écrit d'autres romans. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu'elle était, minute people, la jeune épouse de Julien Clerc, et qu'à la sortie du Confident en 2010, on l'avait surtout présentée comme "la meuf de" et pas comme comme une jeune romancière pleine de talent. N'empêche que son livre a obtenu depuis cinq prix littéraires et a été traduit en dix-huit langues, et que si elle a mis cinq ans à écrire le premier, j'espère qu'il ne faudra pas attendre aussi longtemps pour découvrir le second !

 

P-S : Et des bises à Julien quand-même !

 

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Par Lulu from Montmartre - Publié dans : Quel souci La Boétie
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Mardi 18 décembre 2012 2 18 /12 /Déc /2012 07:00

cibema.jpgS’il y a bien une chose qui m’amuse lorsque je vois un film, c’est d’essayer de reconnaître les lieux, et forcément plus particulièrement Montmartre. Je ne compte plus le nombre de fois où l’un d’entre nous s’est écrié « oh, regarde, c’est chez nous ! » en pleine séance (toi aussi paye ta honte au ciné !). Même Junior s’y est mis, reconnaissant sa future école et le funiculaire dans « Un Monstre à Paris ». C’est vrai que Montmartre fait partie des quartiers parisiens les plus prisés par les cinéastes, et nous ne comptons plus le nombre de tournages annuels dans le quartier. Evidemment, ça fait toujours un peu râler les riverains, notamment en raison des places de stationnement qui sont réservées pour les véhicules techniques entre autre. Moi, j’ai ma technique, et j’essaie toujours de me faire copine avec les ventouseurs (ceux qui sont justement chargés d’empêcher les véhicules de stationner) ; en général, ça marche plutôt bien.

 

Et puis il y a les fois où le quartier entier sert de décor de film, le plus célèbre restant bien sûr Amélie Poulain. Alors là, je ne cache pas que ça a quand-même été un beau bordel, parce que le tournage a duré longtemps, et surtout de nuit. Je me souviens des gigantesques projecteurs installés près de l’épicerie rue des Trois Frères, afin de recréer la lumière du jour, et des camions citernes qui envoyaient de l’eau pour la pluie… Aujourd’hui, l’épicerie Collignon (Au Marché de la Butte en réalité) est devenu un lieu de passage obligé, et figure dans tous les guides touristiques. Nous, on y fait simplement nos courses, tout comme on boit régulièrement un coup au Café des 2 Moulins ou qu’on va au Studio 28, le cinéma fréquenté par Amélie.

 

amelie_poulain_4.jpg 2012_Paris-fait-son-cinema-0770-copie-1.JPG

 

Saviez-vous par exemple que de nombreuses scènes de « La Môme » avaient été tournées à Montmartre, ce qui nous a valu la présence d’ânes et de chevaux durant plusieurs jours dans les rues, ou encore « La Rafle ». Pour ce dernier, toute une partie de la rue Durantin avait été refaite à l’identique de l’époque, ainsi qu’une partie de la rue de l’Abreuvoir, dont l’entrée de la crèche que fréquentait Junior à l’époque. Je ne vous dis pas le choc lorsque vous allez chercher votre gosse et que vous vous retrouvez nez à nez avec des types de le Gestapo et des enfants portant l’étoile jaune…

 

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Tournage de La Rafle - Mai 2009

 

Ce sont souvent des films d’époque qui sont tournés dans le quartier, comme « 36 Faubourg », qui avait obligé les régisseurs à reloger durant quelques jours notre ami Pascal (un SDF qui vivait dans une tente en haut de l’escalier de la rue Drevet, et à qui l’équipe du film avait payé une chambre d’hôtel durant le tournage puis racheté une tente neuve après ; beaucoup plus classe que le gros con qui a fait expulser Pascal parce que la tente faisait perdre de la valeur à l’appartement qu’il souhaitait vendre…). Ce même escalier a également servi de décor à une course poursuite dans « Ronin » avec Robert de Niro ; oui Robert a couru juste en bas de chez moi ! Véronique Genest aussi pour un épisode de Julie Lescaut, mais c’est un autre genre…

 

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Tournage de Boule et Bill en juin dernier

 

Bref, je pourrais vous donner de nombreux exemples comme ça, tant le sujet me passionne et les tournages sont légion. C’est entre autre pour cette raison que j’ai dévoré le livre « Paris fait son Cinéma ». A défaut d’avoir vu l’exposition « Paris vu par Hollywood » à l’Hôtel de Ville (qui s’est terminée samedi, je suis verte !), le livre répertorie 101 adresses parisiennes mythiques ayant servi de décor à des films prestigieux. La visite se fait par quartier, et permet de découvrir ou redécouvrir des lieux parfois insoupçonnés. Le chapitre sur Montmartre est évidemment assez conséquent, et chaque lieu, resitué dans son contexte cinématographique, est accompagné non seulement de très jolies photos mais d’un petit texte explicatif sur son histoire.

 

« Paris fait son cinéma » est un guide vraiment original et passionnant pour tous les amoureux de Paris et de cinéma, bourré d’anecdotes, joliment illustré et parfaitement documenté ; un vrai coup de cœur pour moi.

 

* Merci aux Editions du Chêne

 

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