J'en ai déjà parlé de nombreuses fois, je suis une fan absolue du papier, et donc par
extension des livres. Peu de choses me procurent autant de plaisir que d'ouvrir un nouveau livre ou d’étrenner un nouveau cahier ; j'aime l'odeur du papier, le toucher des pages sous mes doigts.
C'est pourquoi je n'ai jamais été tentée par les liseuses, et à part quelques blogs, je ne lis rien sur mon iPad, pas même les magazines (ce qui pourtant arrangerait bien mon PacsMan, ma
propension à les garder et à les empiler étant notre principal point de discorde et donc le sujet de scènes de ménages relativement récurrentes...) Il se trouve cependant que pour des raisons
pratiques, je viens de lire mon premier roman sur tablette.
En effet, je souhaitais parler du livre de Pascal Renaudineau « Paris Marseille mes amours » sur Montmartre-Addict (l'auteur étant montmartrois et une partie de l'action se situant dans le quartier), et je voulais donc absolument le lire avant (charte charte éditoriale oblige, comme chez Lulu, je ne parle que de ce que je connais, testé et approuvé). Le roman étant édité par une maison québécoise et malheureusement peu distribué en librairie, j'aurais pu le commander dans sa version papier sur Internet, mais c'était plus rapide de l'acheter dans sa version numérique, d’autant que j’avais un petit voyage en train à effectuer. Qui fut dit fut donc fait, j’ai chargé le livre via l’appli Kindle et hop, l’affaire était réglée.
Et bien vous savez quoi ? J'ai détesté cette expérience ! Pas le livre, entendons-nous bien (j'en parle d'ailleurs ici), mais le fait de lire sur un écran. Alors évidemment, c'est pratique parce que l'iPad prend beaucoup moins de place qu’un vrai livre, voire plusieurs (sauf lorsqu’il s’agit d’une édition de poche), mais ayant pour habitude depuis le collège de lire avec un crayon en main et d'annoter les pages, là je suis restée très frustrée. Il paraît cependant que sur les vraies liseuses, on peut surligner les phrases, mais avec l'iPad, impossible de prendre des notes ou de souligner quoi que ce soit, et ça m'a vraiment manqué.
J'ai également été très agacée de ne pas pouvoir compter au fur et à mesure le nombre de pages lues ou restant à lire. Oui bien sûr il y a un curseur, mais quand on a vraiment le livre en main, c'est plus simple. De plus, étant nulle en maths, voir qu'il me reste 85 % à lire m'oblige à faire un calcul savant pour savoir combien il me reste de pages en fonction du nombre total, autant dire mission impossible en ce qui me concerne ! C'est peut-être simplement psychologique, mais moi ça m'a dérangé.
Enfin, je trouve que lire sur un écran est fatiguant pour les yeux, même si on peut bien évidemment régler la luminosité. N’empêche que bonne chance pour lire en plein soleil (là en même temps vu le temps pourri de ces derniers mois, je n'ai pas vraiment été confrontée au problème je vous l’accorde), mais je m'imagine mal allongée sur la plage avec ma tablette, laissant des traces de crème solaire et des grains de sable sur l'écran... Voilà, autant je me sers énormément de mon iPad, autant définitivement je n'ai pris aucun plaisir à l’utiliser pour la lecture. Je crois que ça me fait le même effet que d'écouter de la musique en MP3, si je n'ai pas le CD sous la main, ça ne me plaît pas, et du coup j'en écoute beaucoup moins.
Et vous plutôt liseuse ou livre papier ?
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C’est exactement le genre de livre que j’aurais pu dévorer en moins de
trois jours allongée sur un transat au bord de la mer... Mais je ne suis pas partie en vacances, à Montmartre il n’y a pas la mer, et la météo de ces dernières semaines ne m’a pas encore donné
l’occasion de sortir ma chaise longue sur la terrasse... J’ai donc mis un peu plus de trois jours pour lire « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » de Joël Dicker, à raison de
quelques chapitres tous les soirs avant de dormir, bien calée sous ma couette avec le livre sur les genoux, parce que 680 pages ça pèse, et dans le métro il faut oublier.
En matière de littérature, je suis en général plus sensible au style d’un auteur qu’aux histoires qu’il
raconte, comprendre j’ai moins de mal avec un style qui me plaît et une histoire que je trouve moyenne plutôt qu’avec une histoire géniale racontée dans un style que je n’aimerais pas. C’est
pourquoi quand j’aime vraiment un auteur, en général je lis toute son œuvre. Parmi mes préférés, hormis Laurent Gaudé (dont j’ai déjà parlé
Contrairement à d'autres blogueuses, je n'ai pas fait le bilan de mes lectures 2012, sachant que de toute façon, je sais
déjà que je n'ai pas assez lu à mon goût... Mais on ne peut pas tout faire ! Par contre, j'ai bien fini l'année avec un roman dont je n'avais jamais entendu parler, sur lequel je suis tombée par
hasard, et que j'ai littéralement dévoré : "Le confident" d'Hélène Grémillon.
S’il y a bien une chose qui m’amuse lorsque je vois un film, c’est d’essayer de reconnaître les lieux, et forcément plus particulièrement Montmartre. Je ne compte plus le nombre de
fois où l’un d’entre nous s’est écrié « oh, regarde, c’est chez nous ! » en pleine séance (toi aussi paye ta honte au ciné !). Même Junior s’y est mis, reconnaissant sa future
école et le funiculaire dans « Un Monstre à Paris ». C’est vrai que Montmartre fait partie des quartiers parisiens les plus prisés par les cinéastes, et nous ne comptons plus le nombre
de tournages annuels dans le quartier. Evidemment, ça fait toujours un peu râler les riverains, notamment en raison des places de stationnement qui sont réservées pour les véhicules techniques
entre autre. Moi, j’ai ma technique, et j’essaie toujours de me faire copine avec les ventouseurs (ceux qui sont justement chargés d’empêcher les véhicules de stationner) ; en général, ça
marche plutôt bien.






