Lulu from Montmartre

Rio 2 : presque aussi bien que le 1 !

16 Avril 2014, 07:00am

Publié par Lulu from Montmartre

Nous avions adoré Rio lors de sa sortie en 2011, et Junior avait hâte de découvrir ce deuxième volet des aventures de Blue et Perla, derniers aras bleus survivants de leur espèce. On les retrouve donc trois ans plus tard à Rio, où ils vivent dans un espace protégé avec leurs trois enfants. Mais Perla rêve de vacances (ah les femmes...) et réussit à convaincre son époux de partir pour l'Amazonie. C'est là qu'ils découvrent que finalement, ils ne sont pas les seuls, puisque Perla y retrouve sa famille et rêve désormais de s'y installer. Mais c'est sans compter sur les méchants coupeurs d'arbres qui menacent la forêt et par là même l'espèce toute entière.

Rio 2 : presque aussi bien que le 1 !

De mon point de vue, le scénario est moins fort que dans Rio 1, et il y a quelques longueurs, notamment lors des scènes de danse qui n'en sont pas mois somptueuses, dignes des plus beaux ballets nautiques hollywoodiens de la grande époque. Pour le reste, c'est franchement aussi bien et toujours aussi drôle. On prend plaisir à retrouver les héros du premier épisode, ainsi que des nouveaux venus, parmi lesquels le papa de Perla, mais également Roberto, le Don Juan à plumes, sans oublier les tortues qui nous ont fait mourir de rire. Les scènes de casting sont excellentes, le match de foot et la bataille finale ne laissent aucun répit, et une fois de plus, on passe un excellent moment, le tout porté par une bande son hyper entraînante et de grande qualité.

Un excellent film à voir en famille ; ça tombe bien, c'est les vacances !

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Le jour où j'ai testé le lit de modelage shiatsu

15 Avril 2014, 07:00am

Publié par Lulu from Montmartre

Il y a quelques semaines de cela, parce que j'avais un coffret cadeau Bien Etre A Deux qui arrivait à expiration et qu'avec PacsMan, nous n'avions rien trouvé parmi les soins proposés qui nous plaise vraiment (j'ai un problème avec les "box" cadeau, mais là n'est pas le propos), je décidais d'emmener mon ado pour une séance de lit de modelage shiatsu. L'idée était plutôt bonne, elle passe le bac cette année, et elle avait bien besoin d'un petit moment de détente... Je gardais un excellent souvenir d'un massage shiatsu offert par ma maman il y a un certain nombre d'années (pas tant que ça !) alors que j'étais moi même étudiante et légèrement stressée, et j'avoue ne pas avoir tilté en faisant la réservation qu'il s'agissait d'un lit de modelage et pas d'un massage ; grossière erreur.

Le shiatsu est, comme son nom l'indique si tant est qu'on parle un peu le japonais, une technique de thérapie manuelle signifiant littéralement "pression des doigts". Là, je vous plante le décor : plusieurs lits alignés en mezzanine dans un institut parisien, séparés les uns des autres par un simple rideau. On te donne un casque, dans lequel est diffusée une musique soit disant relaxante (perso, j'en ai déjà parlé, c'est le genre de musique, surtout quand le volume est à fond, qui a le don de me mettre les nerfs en pelote), tu t'allonges toute habillée sur le fameux lit, on met la machine en marche, et c'est parti pour une heure de... torture !!! Parce non, il ne faut pas imaginer que des gentilles japonaises sont planquées sous le matelas pour pratiquer la fameuse pression des doigts. En fait, ce sont des rouleaux qui exercent ces pressions, et ce quelle que soit ta morphologie.

Au début, ça surprend, mais nous étions là pour nous relaxer, et après un regard en coin et un fou rire étouffé, nous avons décidé de nous laisser faire. Passé l'effet de surprise, tu te dis que c'est un mal pour un bien, et tu essaies de te détendre, et d'oublier à la fois la musique insupportable et les rouleaux qui te labourent la colonne vertébrale de bas en haut puis de haut en bas. Quand tout à coup, la machine s'arrête ; mais c'est normal, en tout cas c'est ce qu'a dit le monsieur qui t'a vaguement expliqué comment ça fonctionnait. Ok, sauf que là, le rouleau tu l'as pile poil sous le sacrum, et quand, comme moi, tu es plutôt de nature callipyge, c'est à dire carrément cambrée, la position devient vite franchement insupportable. Et puis finalement ça repart, et ça fait de plus en plus mal, et là tu imagines les bleus que tu auras le lendemain, et tu te dis que si tu ressors entière sans au moins trois vertèbres bloquées, tu ferais bien de jouer au loto, parce que c'était forcément ton jour de chance !

Le jour où j'ai testé le lit de modelage shiatsu

Je suis ressortie de l'institut en ayant l'impression que je venais de me faire rouer de coups, mais finalement, je m'en suis plutôt bien remise, sachant que de toute façon, j'ai souvent mal au dos, lit modelant shiatsu ou pas. D'ailleurs, plutôt que de prendre un abonnement chez mon ostéo, j'ai fini par bosser avec lui, ce qui ne signifie pas pour autant qu'il me soigne plus souvent (c'est même limite l'inverse !), mais disons que si j'ai vraiment un problème, je sais à priori où m'adresser... Et sinon, je fais attention, tout du moins j'essaie, surtout quand on sait qu'il existe de très nombreuses solutions pour prévenir et soulager le mal de dos. La Boutique du Dos par exemple propose un large choix de remèdes efficaces, et je connais un paquet d'employeurs qui feraient bien de consulter le site plus souvent. En tout cas moi, le jour où j'aurais un vrai bureau, je n'hésiterais pas à investir dans un vrai siège ergonomique, et puis accessoirement dans une vraie table de travail, et puis...

En attendant, je travaille sur un coin de table (non Lulu, de table tu n'as point, c'est une console dont il s'agit), assise sur une chaise de salle à manger (vu que de salle à manger je n'ai point non plus, autant que la chaise me serve à quelque chose !), quand ce n'est pas assise dans mon canapé ou allongée dans mon lit, l'ordinateur sur les genoux. Ce qui ne m'empêche pas d'être efficace, mais qu'est-ce que j'ai mal au dos !!!

*lien sponsorisé

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Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14

13 Avril 2014, 11:40am

Publié par Lulu from Montmartre

Beaucoup de choses cette semaine avec ce billet deux en un, parce que je n'ai pas eu le temps de publier les instantanés hier et qu'il n'y a pas eu de zapping depuis deux semaines... Un beau bordel en somme !

Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14
Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14
Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14
Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14
Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14
Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14
Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14
Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14
Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14
Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14
Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14
Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14

1. Spiderman à Montmartre ! 75018

2. Place Charles Dullin, Montmartre 75018

3. Petit matin montmartrois, 75018

4. Des babouins sur la Butte, Montmartre 75018

5. Lieu d'exception pour soirée e-parisiennes au top ! Paris 75011

6. Record de fréquentation sur le blog : merci Hellocoton !

7. Atelier dégustation de café avec Café Coutume et la Thé Box, Paris 75010

8. Atelier cocktails à base de thé avec la Thé Box, Paris 75010

9. Et au loin Montmartre... Paris 75002 Paris

10. Soirée #apéro1664 au Café A, Paris 75010

11. Fin et discret, tout ce que j'aime... Merci Jagh Paris !

12. Happy Birthday Junior !

Retrouvez plus de photos sur mon compte Instagram

Depuis la mise en ligne du clip HAPPY FROM MONTMARTRE (comment ça vous ne l'avez pas encore vu ?), j'ai été un tout petit moins présente sur Montmartre Addict mais les choses avancent de façon positive et mon #projet2014 commence à prendre forme... J'ai hâte ! En attendant, on a quand-même visité la Maison Février, dernière plumasserie parisienne...

Les instantanés de la semaine #55 / Le zapping #13 et 14

Chez C-Oui, on a visité l'exposition Dries Van Noten aux Arts Décoratifs (à voir d'urgence !), On a découvert les magnifiques foulards de novembre et le nouveau Printemps du Louvre, et on a marié des sacs et des chaussettes !

Si tout va bien, mes soucis informatiques devraient être réglés demain... On y croit !

Et bon dimanche à tous...

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Un peu de tout qui fait du bien #11

11 Avril 2014, 07:00am

Publié par Lulu from Montmartre

Je ne dis rien et je souffre en silence, mais depuis quelques semaines, j'assiste impuissante à la mort lente et programmée de mon ordinateur... Le bruit de réacteur qui s'en échappe non seulement me vrille la tête, mais me fait penser qu'il n'en a plus pour très longtemps, sans compter qu'il est d'une lenteur épouvantable et que j'ai l'impression de faire du sur place... Quand on sait qu'il s'agit tout de même de mon outil de travail, c'est on ne peut plus problématique, et j'accumule le retard comme un écureuil ses noisettes (comparaison à trois balles je vous l'accorde mais je n'ai rien trouvé de mieux). Tout ça pour dire que j'avais prévu de parler de plein de choses, et qu'on va donc faire court mais efficace pour finir la semaine, sachant que si tout va bien, je devrais être sauvée ce week-end...

Commençons par un beau projet que j'ai envie de vous présenter depuis longtemps : 96 interprètes, 20 musiciens, 17 auteurs, tous bénévoles, réunis autour de Stéphane Corbin pour enregistrer Les Funambules, des chansons inédites qui racontent, enfin, l’amour pour tous. J'aime beaucoup ce que fait Stéphane, et j'avais été complètement conquise par son spectacle et son album en 2011. Aujourd'hui, il s'engage pour une cause qui lui tient à coeur et qui est aussi la sienne, celle de "ceux qui aiment une personne du même sexe qu'eux". Non seulement je suis impatiente d'entendre les chansons des Funambules, mais en plus j'admire la force du projet. Les Funambules ont lancé une campagne de financement participatif sur le plateforme ProArti, et ils ont d'ores et déjà atteint leur objectif ! Il n'empêche qu'on peut continuer à les soutenir, parce qu'encore une fois tout le monde est bénévole dans cette histoire, mais produire un album a malgré tout un coût, et surtout, si un quelconque bénéfice financier doit en résulter, il sera quoi qu'il arrive immédiatement reversé à des associations comme Le Refuge, qui accueille les jeunes homosexuels rejetés pas leurs parents. Plus d'infos sur le site les-funambules.com

Dans la série "mes amis ont du talent, Les Mioches ont grandi et pris du galon, puisque la drôlissime comédie dont je vous avais également parlé à l'automne dernier se joue désormais tous les lundis soirs au Théâtre du Petit Gymnase. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de découvrir ces quatre comédiennes dans leurs rôles de parents au bord de la crise de nerfs, allez-y, elles le méritent vraiment, et vous passerez un bon moment ! Réservations sur billetreduc.com

Si vous êtes à Paris ce week-end, Mamie Nova organise samedi soir sa Surpat' au Café A. Au programme, musique, ambiance et look sixties pour découvrir la nouvelle gamme Coeur de Liégeois (j'en salive d'avance). Une soirée qui promet d'être haute en couleur et en saveurs c'est certain ! Infos et billetterie sur le site www.surpat.fr

Un peu de tout qui fait du bien #11

Dans un tout autre genre, j'ai été sollicitée pour relayer la campagne de communication initiée par l'Association Maladies Foie Enfants (AMFE), afin de sensibiliser les jeunes parents et les professionnels de santé au dépistage précoce de graves maladies du foie chez les bébés. En fait, c'est super simple, il suffit de surveiller les selles de son bébé : si le caca est trop pâle, il y a danger, et il faut consulter. Mais comment parler de caca (même si c'est la nature on est bien d'accord) de façon suffisamment ludique et efficace pour faire passer un tel message ? Et bien c'est Frédérique Bel, marraine de l'association, qui s'y colle, et qui s'est remise dans la peau de son personnage de Dorothy Doll dans la fameuse "minute blonde" pour cette campagne intitulée "La minute blonde pour l'alerte jaune". Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est super clair ! Et pour en savoir plus, rendez-vous sur les sites www.alertejaune.com etwww.amfe.fr

Et même si cette campagne de sensibilisation ne me concerne plus vraiment, elle me rappelle qu'il y a huit ans jour pour jour, je tenais pour la première fois dans mes bras un magnifique petit garçon qui allait faire de moi la plus heureuse des mamans... Joyeux anniversaire Junior !

Un peu de tout qui fait du bien #11

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Les femmes dans le monde du sport : courage et respect

10 Avril 2014, 07:00am

Publié par Lulu from Montmartre

Ce n'est plus un secret pour personne, je suis loin d'être une grande sportive ; non pardon, je rectifie, je ne suis pas sportive du tout ! Le sport et moi, nous avons divorcé il y a de nombreuses années déjà, si tant est que nous ayons eu un jour ne serait-ce que le début d'une histoire d'amour. Je vis très bien sans lui, et lui très bien sans moi, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. C'est pourquoi j'ai d'autant plus d'admiration pour celles et ceux qui sont vraiment sportifs, encore plus pour celles et ceux qui en font leur métier.

Les femmes dans le monde du sport : courage et respect

Dans le cadre de la campagne initiée par Bwin sur les femmes dans le monde du sport, on m'a demandé de parler d'une athlète qui m'inspire... Me voilà bien embêtée, car si j'ai infiniment de respect pour toutes celles qui consacrent leur vie au sport, je n'en admire pas une en particulier, vu que le sujet ne m'intéresse que moyennement (vous avez vu, je le dis bien...). Pourtant, en réfléchissant bien, deux femmes me sont venues à l'esprit pour des raisons très différentes, l'une connue du grand public, l'autre pas du tout.

La première, c'est Nathalie Simon. Il se trouve que je la connais un peu, et qu'à chaque fois, cette fille me bluffe. Si elle est aujourd'hui plus connue en tant qu'animatrice télé, on oublie trop souvent qu'elle a obtenu le titre de championne de France de planche à voile en 1986, et qu'elle a remporté de nombreuses compétitions jusqu'au milieu des années 90.

Crédit photo : DR

Mais en plus d'être maîtresse dans sa discipline, Nathalie est ce qu'on appelle je pense une vraie sportive. J'en veux pour preuve ce fameux jour où nous étions partis avec PacsMan faire du ski dans la station qu'elle fréquente régulièrement. Nous sommes sur un télésiège et juste en dessous, nous voyons passer un couple en train de courir dans la neige à vive allure, genre 'trop facile on fait notre footing dans la poudreuse et alors ?". Pacsman me dit "ça c'est typiquement le genre de truc dingue que pourrait faire Nathalie... D'ailleurs attends... Nathalie ?", et là on voit une tête se lever et nous faire coucou ; c'était bien elle ! Je ne peux pas comparer avec ce que je suis capable de faire, vu que même courir à plat sur un stade, c'est pour moi mission impossible, mais imaginez trois secondes dans la neige, en pleine montagne... Moi je dis respect. Et ce n'est qu'un exemple, parce que je sais qu'elle fait des trucs encore plus fous ; de toute façon, rien que le fait de se lever à 6h du matin pour aller courir, ça me laisse sur le c... Et je crois qu'elle le fait tous les jours !

Dans un tout autre genre, si l'on considère la danse classique comme un sport, la femme pour qui je pense avoir le plus d'admiration est Françoise Beghin, ma première prof de danse, celle qui m'a tout appris, celle qui a toujours su que je ne ferai jamais de la danse mon métier (scoliose, hyper lordose et souplesse de plexiglass sont relativement incompatibles avec une carrière d'étoile) mais qui m'a toujours encouragé et soutenu. Promise à une très belle carrière de danseuse et à la veille de rentrer dans les ballets de Roland Petit, elle a été victime d'un terrible accident dont elle ressortie avec le corps brûlé de la tête aux pieds ; seul son visage a été épargné. Elle s'est battue durant des mois, des années, surmontant d'abord la douleur puis le regard des autres, et pourtant elle n'a jamais arrêté la danse, choisissant de transmettre sa passion aux plus petits en devenant professeur. Elle a formé de grandes danseuses, parmi lesquelles Nathalie Aubin, danseuse dans le corps de ballet de l'Opéra de Paris, et moi, elle m'a transmis l'amour de la danse et m'a appris la rigueur et l'élégance, ce dont je ne la remercierai jamais assez. Mais surtout, j'ai toujours admiré son courage, et je sais que c'est entre autre sa passion qui l'a sauvé. Je ne la vois malheureusement plus, mais je sais qu'elle est toujours un professeur apprécié et respecté, et toutes les petites filles du Conservatoire de Montreuil et de Rosny-sous-Bois gardent, j'en suis certaine, un magnifique souvenir des cours de danse avec Françoise.

N'oublions pas que de nombreuses grandes sportives sont également mamans (ce qui est le cas de Nathalie et de Françoise), et qu'à ce titre, elles méritent encore plus d'admiration et de respect...

Au fait, je vous ai dit que j'avais repris la danse ?

 

NB : Oui c'est moi sur la première photo, le seul jour où je considère avoir fait un exploit sportif, à savoir courir La Parisienne... Je l'ai fait une fois, voilà ! 

Les yeux jaunes des crocodiles : le film

9 Avril 2014, 07:00am

Publié par Lulu from Montmartre

Si comme moi et plus d'un million de personnes vous avez lu le roman de Katherine Pancol "Les Yeux Jaunes Des Crocodiles", vous serez sans doute impatients de découvrir son adaptation cinématographique. Je ne sais pas vous, mais moi en lisant le livre, je voyais le film. J'avais une idée bien précise de qui pourrait incarner quel personnage, en tout cas sans donner de nom de comédien, à qui Iris, Joséphine ou Philippe par exemple pourraient bien ressembler. Pour une fois, j'ai une longueur d'avance, puisque j'ai vu le film il y a quelques semaines en avant-première et j'avoue avoir été un peu déçue. Pas tant par le casting, plutôt réussi dans l'ensemble (à une exception près, j'y reviendrai), mais par les lenteurs du scénario.

Les yeux jaunes des crocodiles : le film

Sur le papier, l'histoire fonctionne parfaitement ; Joséphine (Julie Depardieu), trahie par son mari, se retrouve seule à élever ses deux filles, et a bien du mal à joindre les deux bouts avec son salaire de chercheur en histoire spécialiste du Moyen Age. Sa soeur, Iris (Emmanuelle Béart), est son exacte opposée : elle est très (trop) belle, très riche, a un mari parfait (Patrick Bruel) mais s'ennuie tellement que pour se rendre intéressante, elle se vante lors d'un dîner d'avoir démarré l'écriture d'un roman. Prise au piège de son mensonge, elle demande à sa soeur de lui écrire son livre en échange des recettes générées par les ventes.

Si le livre est aussi fort, c'est que certes l'intrigue est bonne, mais surtout parce que ce sont plein de petites histoires liées à chaque personnage qui font du roman de Pancol un vrai "page turner". Malheureusement, on perd quasiment toute cette dimension avec le film, et même si l'on peut comprendre qu'il ait bien fallu faire un choix, on regrette de ne pas y retrouver toute la richesse de l'histoire originale.

Pour revenir au casting, la tête d'affiche est belle et plutôt convaincante. Julie Depardieu est comme à son habitude excellente, et Emmanuelle Béart est renversante de beauté et de second degré, même si j'imaginais Iris brune (mais par contre j'espère sincèrement qu'elle a fait un procès à son chirurgien esthétique tellement sa bouche est ratée, on a carrément l'impression qu'elle a un herpès, quel gâchis). Patrick Bruel est égal à lui même, ni bon ni mauvais, charmant mais pas transcendant, un peu comme tout le reste de la distribution d'ailleurs. Ah si, j'ai trouvé Alice Isaaz, dans le rôle d'Hortense, absolument parfaite. Par contre, j'ai détesté l'interprétation d'Edith Scob dans le rôle de la méchante Henriette, la maman de Joséphine et Iris. Sincèrement, si vous voyez le film, j'aimerais que vous me disiez ce que vous en pensez car j'étais vraiment impressionnée par autant de fausseté dans le jeu (alors que je sais qu'il s'agit plutôt d'une bonne actrice).

Pour moi, il s'agit donc d'une adaptation un peu ratée, et je suis curieuse de savoir si celles et ceux qui n'ont pas lu le livre aimeront le film. En tout cas, les trois jeunes femmes assises à côté de moi lors de la projection ont eu l'air d'adorer, à grand renfort de "oh mais qu'est-ce qu'il est beau", "oh la la mais c'est quand il veut", "non mais le charme qu'il a... et t'as vu son sourire ?" à chaque fois que Patrick Bruel faisait une apparition à l'écran. C'est un bon point certes, mais est-ce suffisant pour en faire un bon film ?

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Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !

8 Avril 2014, 07:00am

Publié par Lulu from Montmartre

C'est dans le cadre des Journées Européennes des Journées d'Art que j'ai eu la chance de visiter le week-end dernier l'Atelier Clairvoy, fournisseur officiel de chaussures sur mesure pour les métiers du spectacle. Situé rue Fontaine, à quelques mètres du Moulin Rouge, l'Atelier est l'un des rares sur Paris à réaliser de vraies chaussures entièrement sur mesure, dans le plus pur respect de la tradition. Mais surtout, comme je l'ai dit plus haut, Clairvoy chausse depuis des années les plus grandes stars du Music-Hall, de la danse, du cirque, du cinéma ou du théâtre.

Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !

L'histoire est originale. En 1945, Edouard Clairvoy, bottier de son état, installe son atelier au 17 rue Fontaine. Non seulement il devient rapidement ami avec de nombreux artistes de Montmartre, pour qui il confectionne des souliers, mais il se trouve qu'en plus, notre homme est peintre à ses heures, et pas des plus mauvais. Il organise ainsi régulièrement des expositions de ses oeuvres qui attirent les artistes du quartier, parmi lesquels Yves Montand ou Charles Aznavour, entre autres. Et bien entendu, il en profite pour les chausser ! Sa réputation est ainsi faite, et il se met alors à confectionner des chaussures de scène, le Cabaret de la Nouvelle Eve et le célèbre Mouin Rouge, situés à quelques encablures de l'Atelier, devenant ses premiers clients historiques.

Les souliers sont notamment pensés et confectionnés de manière très précise pour les danseuses de cancan. Par exemple, le talon de la bottine ne doit pas dépasser 5 cm de hauteur, et les fermetures éclair sont placées à l'extérieur, de manière à permettre des changements plus rapides, mais surtout afin d'éviter aux danseuses de se blesser avec cette même fermeture lorsque leurs jambes viennent taper la scène au moment du grand écart, évitant également à la scène de s'abimer trop vite. C'est peut-être un détail pour vous, mais je peux vous garantir, pour avoir dansé moi-même le cancan (si si je vous jure, je m'en suis sortie avec un beau claquage et plusieurs jours sans pouvoir bouger mais à part ça j'ai adoré !), c'est le genre de choses qu'il vaut mieux anticiper tellement les chocs peuvent être violents.

Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !
Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !
Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !
Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !

L'Atelier Clairvoy réalise toutes sortes de chaussures de scène, des ballerines pour les fil-de-féristes aux chaussures de clowns, en passant par les bottes de Jean Dujardin pour Lucky Luke par exemple.

Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !
Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !

Et quand on parle de sur mesure chez Clairvoy, ça ne rigole pas. Imaginez qu'entre la prise des mesures exactes du pied, la confection de la forme (en bois et aggloméré ou résine, pour reproduire parfaitement la forme du pied), la réalisation de la maquette (ou patron), le choix de la peau et de la partie qui va être utilisée (c'est au dessus des fesses que le cuir est le plus solide, c'est donc ce morceau qui sera choisi pour les parties les plus sollicitées par le pied), puis la confection de la chaussure en elle même, ce sont pas moins de 150 à 250 étapes qui sont nécessaires, représentant entre 15 et 60 heures de travail pour une seule paire de chaussures selon la complexité du modèle ! Alors évidemment, quand on sait ça, on comprend que tout le monde ne puisse pas se payer de telles chaussures, puisqu'il faut compter aux alentours de 3500 euros pour une paire de bottes par exemple...

Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !
Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !
Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !
Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !
Visite de l'atelier Clairvoy, le bottier des stars !

Certains ont cependant les moyens, puisqu'entre 300 et 400 paires de chaussures sortent de l'Atelier Clairvoy chaque année, dont il vrai beaucoup de chaussures de scène, mais également pour des particuliers qui à mon avis ne doivent pas avoir souvent mal aux pieds, les veinards ! Sinon, l'Atelier répare et entretient les souliers de ses clients ; chaque jour, les chaussures des danseuses et autres artistes amenés en réparation le matin même doivent impérativement repartir dans les cabarets afin d'assurer les spectacles du soir. Parce qu'une danseuse de cabaret sans souliers, c'est comme un oiseau sans ailes et qui peut pas voler !

Vous l'aurez compris, j'ai été absolument conquise par cette visite, d'autant plus quand on connaît ma dextérité légendaire et mon admiration pour ceux qui travaillent avec leurs mains, perpétuant ainsi des savoir-faire d'exception. Le parcours s'est achevé par une visite des coulisses du Moulin Rouge, et par la découverte du dernier atelier de plumasserie parisien, la Maison Février, à découvrir sur Montmartre Addict !

Maison Clairvoy

17 rue Fontaine, 75009 Paris

www.clairvoy.fr

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Les instantanés de la semaine #54

5 Avril 2014, 10:00am

Publié par Lulu from Montmartre

Les instantanés de la semaine #54
Les instantanés de la semaine #54
Les instantanés de la semaine #54
Les instantanés de la semaine #54
Les instantanés de la semaine #54
Les instantanés de la semaine #54
Les instantanés de la semaine #54
Les instantanés de la semaine #54
Les instantanés de la semaine #54

1. Douceur de vivre à Montmartre, 75018

2. Expo Dries Van Noten aux Arts Décoratifs, Paris 75001

3. Arbre en fleurs à Montmartre, 75018

4. Brunch entre blogueuses au Pain Quotidien, Paris 75011

5. Architecture montmartroise, 75018

6. Avant-première Salaud On t'Aime au Studio 28, Montmartre 75018

7. Mise en ligne du clip HAPPY FROM MONTMARTRE !

8. Le meilleur italien de la Butte, MichelAngelo, Montmartre 75018

9. Mon fils, ce héros !

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We are Happy From Montmartre !

3 Avril 2014, 07:00am

Publié par Lulu from Montmartre

We are Happy From Montmartre !

Il y a un peu plus d'un mois, je découvrais (en retard) grâce à La Nantaise le phénomène We Are Happy From... Des centaines de villes à travers le monde avaient réalisé leur version du clip de Pharrell Williams, dont bien sûr Paris ; Paris, oui, mais pas Montmartre... Mon sang ne fit qu'un tour (fougueuse parfois je suis !), et immédiatement, je décidais de produire la version "from Montmartre" pour le site Montmartre-Addict. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, j'obtenais l'accord d'un copain réalisateur prêt à me suivre dans cette aventure (merci Romain), et rendez-vous fut pris début mars pour un week-end de tournage dans les rues du quartier.

Nous avons passé deux jours de folie, arpentant la Butte en long, en large et en travers, à la rencontre des montmartrois mais également des touristes enthousiastes à l'idée de participer au clip. Je n'ai pas compté pas le nombre de kilomètres parcourus et surtout d'escaliers montés et descendus, mais il y en a eu beaucoup, c'est sûr.

Nous n'avions rien prévu, simplement donné quelques rendez-vous à celles et ceux qui le souhaitaient, sans oublier les figures incontournables du quartier, parmi lesquelles La Dénicheuse, forcément, mais également Michou, dont la gentillesse et la disponibilité m'ont particulièrement touché. Pour le reste, place à l'improvisation, avec l'aide des bonnes copines et de la famille (merci merci merci), le tout dans la joie et la bonne humeur.

Après de nombreuses heures de derush et de montage, voilà le résultat. C'est un peu aussi le premier bébé produit par ma petite entreprise, et j'espère que ce n'est que le début d'une belle aventure... J'espère surtout que notre version vous plaira, et si c'est le cas, je vous invite à liker, partager, tweeter et faire buzzer le HAPPY FROM MONTMARTRE !!! 

En tout cas, nous on s'est éclatés, parce oui, définitivement, nous sommes HAPPY à Montmartre. Enjoy !

A noter que sur le site wearehappyfrom.com, vous pouvez désormais commander le tee-shirt "We Are Happy From" au nom de votre ville : 100% des bénéfices sont reversés à l'association "Le Rire Médecin".

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Salaud on t'aime : et moi j'aime Lelouch !

2 Avril 2014, 10:36am

Publié par Lulu from Montmartre

 

Parmi mes réalisateurs préférés figure depuis toujours en première position Claude Lelouch. Je sais que certains détestent, moi je suis fan ! Je pense avoir vu tous ses films (44 tout de même) ou presque, j'en ai adoré plusieurs (parmi lesquels mon préféré reste sans doute "La Belle Histoire", pour des raisons très personnelles et assez inexplicables mais promis j'en parlerai à mon psy !), forcément d'autres un peu moins, et non seulement j'aime le cinéma de Claude Lelouch, mais j'aime aussi et surtout l'homme et son parcours. Et puis il habite Montmartre, alors ça crée des liens !

Bref, à chaque fois qu'un nouveau Lelouch sort en salles, je me précipite pour le découvrir, et cette année encore, je n'ai pas dérogé à la règle puisque je suis carrément allée à l'avant-première du film "Salaud on t'aime" hier soir ; la projection semi-privée pour les montmartrois au Studio 28, en présence de Claude himself et d'une partie des acteurs, c'était juste priceless !

Salaud on t'aime : et moi j'aime Lelouch !

Maintenant, la grande question que tout le monde se pose, c'est : "alors, il est comment le nouveau Lelouch ?". Pour être tout à fait honnête, disons que ce n'est pas son meilleur, mais que c'est quand-même vachement bien ! Le film est très attendu, ne serait-ce qu'en raison de son casting, puisque c'est Johnny Hallyday qui endosse le rôle du personnage principal, celui d'un photographe de guerre qui décide d'acheter une grande maison en pleine montagne dans le but d'y faire venir ses quatre filles, qu'il a le sentiment d'avoir trop délaissées tout au long de sa vie. Le pari était risqué, car non seulement Johnny n'est pas le meilleur comédien du monde (pardon mais ça se saurait sinon), mais en plus il est tellement devenu une icône nationale qu'il fallait absolument qu'on arrive à oublier qui il était vraiment, et franchement ça fonctionne ; quelle gueule il a ! Un grand bravo donc à ce niveau là. Le pari était d'autant plus compliqué que son meilleur ami est interprété par Eddy Mitchell (il a du avoir les boules Dick Rivers !). Sur monsieur Eddy, je ne m'étendrai pas (façon de parler), vu qu'il est comme d'habitude absolument parfait ; respect.

En fait, tout le casting est parfait. Les filles de Jacques Kaminsky (le photographe donc) sont d'une beauté incroyable, parmi lesquelles Irène Jacob qu'on ne voit je trouve vraiment pas assez au cinéma, et Jenna Thiam, qui jouait dans la série de Canal Plus "Les Revenants" et qui est juste sublime. Sandrine Bonnaire est comme on l'aime, simple, naturelle et tellement radieuse, Rufus est une fois de plus étonnant, et puis ça m'a fait tout bizarre de retrouver dans le rôle de la femme d'Eddy Mitchell celle avec qui j'avais travaillé il y a quelques années, qui n'était pas du tout comédienne à l'époque, et dont je ne savais absolument pas qu'elle avait complètement changé de vie depuis. 

Salaud on t'aime : et moi j'aime Lelouch !

Mais il y a aussi et surtout le décor, autre personnage et acteur principal du film. Claude Lelouch nous a expliqué (oui parce qu'on a tapé la causette après le film...) que pour lui, le choix de cet endroit était déterminant dans l'histoire, parce qu'il fallait que la nature y soit belle en toute saison, comme les filles de Jacques (prénommées Printemps, Eté, Automne et Hiver, il n'y a que Lelouch pour oser un truc pareil !). Et puis il fallait que cet endroit soit suffisamment beau et puissant pour arriver à retenir un type comme Kaminsky. On voit donc énormément la nature dans le film, dans tout ce qu'elle a de plus sauvage et envoutant, ainsi que les animaux, qui jouent aussi un rôle déterminant. L'aigle n'est pas là pour rien, il voit tout, il sait tout, mais il ne dit rien...

"Salaud On t'Aime" est comme la plupart des films de Claude Lelouch un film sur la vie. Une fois de plus, il y est question de destin, d'accident de parcours, et surtout d'amour, "le carburant de la vie". C'est aussi un film de femmes, parce que ce sont elles qui mènent la danse depuis la nuit des temps... La réalisation est plus posée (pas de travelling circulaire à outrance que les détracteurs de Lelouch détestent), et la plupart des scènes se passent à table "parce qu'on a plus de courage et que c'est souvent là que les choses se disent". C'est aussi certainement l'un de ses films les plus personnels ("j'ai moi-même eu sept enfants avec cinq femmes différentes, je connaissais mon sujet !"), et même si encore une fois pour moi ce n'est pas le meilleur, il s'agit d'un film profondément humain et j'y ai retrouvé tout ce que j'aime chez Lelouch.

A la question de savoir pourquoi, malgré un scénario qui aura demandé plus de deux années de travail (co-écrit avec sa femme d'ailleurs), il aime toujours autant l'improvisation, le réalisateur répond "ce qu'on inscrit dans un agenda, c'est comme la trame d'un scénario. Mais vous remarquerez que les choses ne se passent jamais exactement comme on les avait prévues. Dans mes films c'est pareil !" J'aime Claude Lelouch parce qu'il filme la vie, dans tout ce qu'elle a d'imprévisible, de tragique et de merveilleux ; et elle est belle la vie non ?

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